Finalement ce n’était pas la mort.

Publié le par truitepassion.over-blog.com

Je tente de me convaincre que mon choix était le bon. J’imagine la trotte pour rejoindre ce caillou sur lequel j’essaie de m’en rouler une, si je n’avais pas tenté le coup. Mais qui a bien pu dire que la ligne droite est le chemin le plus court ? Sûrement pas un pêcheur…

Est-ce le soleil de septembre, encore haut dans le ciel, qui maintient mon corps dans un état proche de l’ébullition ?

Les feuilles commencent à jaunir et la petite brise qui descend la vallée peine à les bercer, et ne me refroidit pas. Je donnerais volontiers ma cigarette pour un grand verre d’eau, pour ma bouche et tout ce qui s’y trouve, aussi sèche et râpeuse que le reste de mon corps est moite. J’ai l’impression d’avoir trempé dans un grand baril de sueur, avec les habits en plus. Et le néoprène, quand ça chauffe, vous passez votre temps à vous demander où peut bien être planquée la charogne qui pue comme ça.

Je regarde le versant d’en face. J’ai l’impression que je pourrais le toucher alors que je surplombe la rivière d’une bonne trentaine de mètres. « Putain »… je n’avais pas l’impression que la pente était si forte quand j’ai pris la décision de monter, plutôt que d’aller récupérer la sortie quelques minutes de marche en aval.

Depuis longtemps je voulais venir ici. Ce parcours est en bas de chez moi et je ne le connais pas. Je suis dans le coin depuis deux ou trois ans déjà et je n’y ai encore jamais trainé mes guêtres. Des gorges, mondialement connues dans tout le canton, qui n’ont pas encore vu les montages grossiers que je suis capable de réaliser et encore plus fou d’oser les présenter aux poissons… Imaginez : une rivière, petite, mais suffisamment puissante pour avoir fendu la roche sur plusieurs dizaines de mètres de profondeur, qui dégringole des monts du Cantal. L’assurance d’une eau fraiche et bien oxygénée et de fortes chances que les pêcheurs qui tentent l’aventure de ces gorges soient rares. Autrement dit : quelques critères en faveur des poissons. Bref un parcours intéressant à plus d’un titre. C’était bien une bonne idée.

Pourtant la difficulté que j’ai à calmer les mouvements incontrôlés de mes mains, répandant au passage un peu plus de tabac sur le sol que ce dont j’ai besoin pour remplir ma feuille, est là pour me rappeler que non. C’était vraisemblablement une connerie. Je me souviens même mettre dit, quelques minutes auparavant, « putain!!! T’es vraiment un abruti »…

Arriver à me rouler ma cloppe, ça aussi ça me ferait du bien…

Finalement ce n’était pas la mort.

Une anecdote de pêcheur à la mouche, JB en l'occurrence qui m'a gentiment faite parvenir ce texte . Comme quoi que nous soyons pêcheurs à la mouche, au toc, aux leurres, nous avons tous la même passion .

Cette passion pour Dame truite et pour une nature qui enrichit jours après jours notre âme . Ce texte vous pouvez le lire dans son intégralité sur " pêche-auvergne " dont le lien sera affiché en bas de cet article .

Merci à toi JB .......

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JB 12/03/2016 09:39

salut,
Merci à Serge d'avoir publié tous ces textes, et merci également à l'instit pour les corrections...
le bravo c'est pour le texte ou pour les fautes?
JB

JB 22/03/2016 19:32

il n'y en a pas tant que ça quand même

truitepassion.over-blog.com 12/03/2016 21:34

Salut JB , je ne sais pas vraiment , mais je crois que cela doit être pour les fautes non ?????? Bonne saison de pêche à toi .
@+

l'instit 10/03/2016 16:13

"m'être" et clope ;-)
bravo!

truitepassion.over-blog.com 10/03/2016 18:10

Je suis désolé je ne suis pas responsable des écrits de mes confrères pêcheurs . Chacun à le droit d'être celui qu'il veut être , ne jugez pas ce texte , c'est une page de la vie d'un pêcheur de truite .
Amitiés .