Goujon asiatique (suite)

Publié le par truitepassion.over-blog.com

Goujon asiatique (suite)

Petit communiqué de la fédération de l'Allier sur sa page Facebook au sujet du Goujon asiatique :

Suite à la diffusion d'une info sur la page FB de la Fédération concernant le Pseudorasbora (ou "Goujon Asiatique"), vous trouverez ci-dessous des éléments complémentaires transmis par la FNPF sur cette espèce : "Début octobre 2015, la presse s’est largement fait écho des résultats d’une étude de l’IRD (Institut de Recherche pour le Développement) concernant le pseudorasbora appelé aussi ‘goujon asiatique’. L’information est issue d'une communication de l’IRD, reprise à la grande échelle par la presse (http://www.ird.fr/…/486-le-goujon-asiatique-nouvelle-terreu…). L’inquiétude concerne surtout l’agent pathogène dont le pseudorasbora est porteur sain (une sorte de champignon du nom de Sphaerothecum destruens) susceptible de provoquer, dans certains cas, des mortalités piscicoles très importantes (80%). La publication scientifique sur laquelle est basée l’alerte concerne un bassin de Turquie avec des conséquences potentielles importantes pour des élevages de bar. (http://www.nature.com/emi/journal/v4/n9/full/emi201552a.html). Il semble que l’agent pathogène puisse agir à puissance forte et constante mais sans épisode paroxystique ce qui lui permettrait de passer parfois inaperçu (pas de mortalités synchronisées massives) malgré les dégâts considérables qu’il peut générer. On peut considérer, que le pseudorasbora a maintenant colonisé une très large partie du territoire depuis plusieurs décennies (1975). Parmi les informations du réseau des structures associatives de la Pêche de loisir et organismes extérieurs qui auraient pu être confrontés au problème en France (aquaculteurs, pêcheurs professionnels, vétérinaires…), aucune ne rapporte des événements qui pourraient correspondre à des mortalités aussi fortes en présence du pseudorasbora, même depuis longtemps. Il semble que l’agent pathogène ne présente aucun danger pour l’homme. Cette étude n’épuisant pas l’ensemble des interrogations légitimes que nous avons, la FNPF a récemment saisi le ministère d’une demande d’étude permettant de mesurer l’impact potentiel du pathogène sur les peuplements piscicoles en France. Nous souhaitons en effet mieux connaitre, par exemple, la répartition du pseudorasbora, la présence éventuelle du pathogène ainsi que ses conséquences sur le patrimoine piscicole. Nous avons également précisé que nous étions à leur disposition pour apporter tout concours utile dans le cadre de ces recherches. En attente d’informations plus précises sur les éventuelles actions à mener, il est souhaitable que les structures associatives de la Pêche de loisir informent leurs adhérents que l’un des moyens de limiter les difficultés est de proscrire la diffusion du pseudorasbora dans les milieux aquatiques en évitant tout transfert."

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