Deux pêcheurs pour une rivière

Publié le par truitepassion.over-blog.com

Deux pêcheurs pour une rivière
Deux pêcheurs pour une rivière

Notre première rencontre au bord de l'eau entre Nicolas et moi fut placée sous le signe de la difficulté , je sais je n'avais sans doute pas choisi la destination la plus facile. Mais bon malgré cela, malgré le manque de poisson, la beauté des lieux, des eaux cristallines fut je le pense plus fort que la prise des poissons.

Ne pouvant rester sur sa faim , voulant à nouveau pêcher ensemble je me devais de faire découvrir à Nicolas une autre destination de pêche. Il ne connaissait pas l'endroit, je vais lui faire découvrir, un petit coin de toute beauté , avec des eaux basses et pas mal de poissons à la clé. D'ailleurs, je n'avais jamais pêché cet endroit avec des eaux aussi basses, mais cela n'est sans doute pas étonnant vu le manque d'eau qui sévit sur notre région.

Bref malgré des niveaux d'eau assez bas, cela ne va pas nous empêcher de sortir les cannes au toc, pour aller débusquer quelques belles, tantôt à la fin des plats, tantôt en plein courants, tantôt cachée sous les gros blocs qui parsèment la rivière. Nicolas va utiliser dans un premier temps la sauterelle comme appât pour déjouer la méfiance des belles zébrées, avec la plus grande efficacité.

C'est quand même assez paradoxal, cette rivière qui dévale dans des gorges au milieu des bois , où il n'y a pas l'ombre d'un pré, donc la présence d'insecte comme la sauterelle et mit au bout de l'hameçon cette dernière fait fureur auprès des truites farios sauvages. N'y aurait il pas un certain gêne chez la truite comme chez l'homme qui va de génération en génération sans doute et je le pense.

Quoi qu'il en soit, la boîte de sauterelles de Nicolas fut vite des plus vides, après pas mal de poissons loupés ou mit au sec. Il va poursuivre l'aventure avec l'appât universel, le ver de terre , enfin plutôt le ver de terreau qui va faire son effet auprès des truites. Nicolas va ainsi continuer à pêcher, à prendre du poisson et à s'émerveille de la beauté des lieux, c'est aussi cela la pêche. Comme je le dis souvent le faite de pêcher la truite sauvage dans des endroits loin de toute civilisation est un grand bonheur, une source positive, pour celui qui veut bien prendre de son temps à s'émouvoir de la beauté des lieux. Bien sûr on va retenir, le nombre de truites prises, l'appât qui a le plus fonctionné, le niveau d'eau, la couleur de l'eau, le profil du cours d'eau, mais si on y retourne, si on y prend du plaisir rien qu'a pensé à cet endroit de pêche, c'est que la beauté de ces contrées halieutiques, fait battre notre coeur, c'est un peu comme si nous allions à chaque périple à la rencontre de l'être aimé.

L'être aimé n'est pas une femme, un enfant, mais il a pour non rivière, ruisseau et torrents, c'est le facteur du plaisir halieutique, le plus du pêcheur de truite, voilà le pourquoi, l'envie qui fait que chaque sortie de pêche fait de nous des pêcheurs heureux et riches. Riches du savoir que nous donne gratuitement et sans attente de retour cette nature que nous chérissons tant.

Quoi qu'il en soit et pour en revenir à un côté plus technique, si Nicolas va séduire les truites de cette rivière aux eaux avoisinant les 14 degrés, je vais quant à moi les séduire avec quelques portes-bois, appât que je n'avais pas utilisé depuis pas mal de temps, sur des rivières de piémont. Mais comme je le disais plus haut avec des eaux basses, les fortes chaleurs, même si la rivière comporte une forte ripisylve qui lui génère des zones ou le soleil ne pénètrent pas, la température de l'eau était élevée, dictant aux truites un régime alimentaire plus vaste et varier avec des appâts présents à la belle saison.

De cette partie de pêche, de cette sortie halieutique entre amis , je vais retenir sans doute une chose après le bonheur de pêcher un tel endroit, le bonheur d'avoir contribué quelques heures au bonheur d'un autre pêcheur.

Nicolas fut enchanté de sa partie de pêche, de la robe des poissons et de l'immensité de cet endroit. J'ai fait ce matin là un heureux, un pêcheur introverti, timide parfois, mais tellement passionné que nul doute l'amour et la passion de la truite, de sa pêche avec la technique du toc, de la nature, nous feront à nouveau nous retrouver pour d'autre plaisirs canne à la main.

A très vite pour d'autres aventures d'ici ou de là...

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